JUILLET 2018.
1 AN APRÈS STATION F

Grand huit qui retrace le chemin de Save Eat

Vous nous demandez souvent comment se passe notre vie d’entrepreneur, si ce n’est pas trop difficile de créer son entreprise à la sortie de ses études, comment nous faisons pour nous motiver au quotidien, vers qui nous nous tournons quand nous avons des questions …  Aujourd’hui, nous fêtons les 1 an de notre arrivée à Station F et c’est l’occasion de vous faire part de notre vie d’entrepreneur depuis l’année dernière. 

6 MOIS STUDIEUX A STATION F

 

Dans le plus grand incubateur du monde  

L’été 2017 a incontestablement marqué le vrai point de départ de Save Eat. En juillet 2017, nous intégrons le célèbre incubateur Station F, créé par Xavier Niel et dirigé par Roxane Varza, dans le programme PÉPITE STARTER Ile de France. Ce programme, financé par la région Ile de France et organisé par le studio d’innovation Schoolab, est destiné aux étudiants et jeunes diplômés ayant un projet de création d’entreprise. 

Isaure et moi-même sommes toutes les deux ingénieures, alors pour se creuser les méninges et résoudre des problèmes et  il n’y a aucun soucis, par contre en ce qui concerne la création d’une entreprise, c’est une autre paire de manches … Dès le début, nous avons cherché à nous entourer d’experts pour être accompagnées dans les grandes étapes de la création d’entreprise (dépôt de marque, enregistrement de la société, levée de fonds, création du premier produit…). Ce rôle d’accompagnateur a été tenu à merveille par le programme PÉPITE STARTER. Nous avons vite compris qu’être entrepreneur c’est être “multi-casquettes” (ou “couteau suisse” comme dirait Isaure), et savoir acquérir les compétences nécessaires à un instant t à l’aide d’experts que nous n’avons pas hésité à solliciter. “Allô, c’est quoi un business modèle ? Et un business plan ?”, “Comment fait-on pour créer une communauté sur les réseaux sociaux ?”, “Je ne comprends pas, ma landing page ne fonctionne pas …”, “C’est quoi des KPI ? Comment on les mesure ?”… et j’en passe … Telles sont les questions auxquelles notre “program manager” et les différentes personnes que nous avons rencontrées nous ont aidé à répondre.

Le bilan des courses 

De juillet à septembre nous avons : 

  • défini le vrai problème que nous souhaitions résoudre ainsi que notre proposition de valeur unique ;
  • rédigé notre business modèle canevas afin de mettre toutes nos idées au clair et nous assurer que tous les éléments du projet s’imbriquaient correctement ; 
  • analysé le marché, les tendances technologiques et comportementales du moment ; 
  • rédigé notre business plan ;
  • défini notre charte graphique ;
  • mis en place le cahier des charges de l’application ;
  • déterminé notre produit minimum viable (la version ß de l’application) ;
  • créé la première version du site internet. 

Dès septembre, nous voilà prêtes pour lever des fonds et lancer le développement de la version ß de l’application pour effectuer dès le mois de décembre les tests auprès d’une centaine d’utilisateurs (d’ailleurs, nous n’aimons pas tellement ce mot et cherchons un terme plus “friendly” pour en parler. Des idées ? Ecrivez-nous sur hello@saveeat.co). Nous plaçons nos chers utilisateurs au cœur du développement de l’application. Nous avons donc passé de nombreuses heures au téléphone pour connaître leurs ressentis suite à l’utilisation de cette toute première version de Save Eat : une étape aussi fastidieuse qu’enrichissante ! Le temps que nous avons pris pour échanger avec nos “early adopters” s’est avéré très précieux pour créer une relation de confiance et tisser des liens forts pour la suite du développement. 

C’est sur cette version ß que notre programme de 6 mois à Station F s’est achevée. 

HIVER-ÉTÉ 2018 HYPER-ACTIF

 

La route vers le lancement 

Dès le mois de janvier, nous partons à la découverte de la Pépinière 27 où Bienveillance et Entre-aide sont les maîtres mots. Nous venons de valider les tests utilisateurs. Il ne nous reste plus qu’à faire quelques modifications suite aux commentaires que nous avons récoltés et préparer le lancement. 

Nous voilà de nouveau face à des milliers de questions : “Notre app n’est pas parfaite, devons-nous communiquer dessus ?”, “Comment atteindre notre objectif de 5 000 utilisateurs d’ici le mois de Juin ?”. Evidemment, nous avions besoin de communiquer pour acquérir des utilisateurs et avancer mais au risque de mettre aux yeux de tous un produit qui n’est pas parfait … C’est le risque que nous avons pris, en suivant une méthode agile et prenant toujours soin de rester à l’écoute des utilisateurs pour les mettre au centre de la conception du produit. 

Un coup de pouce en communication 

Pour nous attaquer à la préparation du lancement, nous avons rejoins l’accélérateur OUTJO et sommes alors devenues des expertes en communication ! Encore bien loin de notre formation d’ingénieur, nous découvrons les rouages des relations presses (RP) : comment rédiger un communiqué de presse (CP) ? Pourquoi en rédiger un ? A qui l’envoyer ? Quand l’envoyer ? Voici quelques points à retenir : 

  • Un journaliste croule souvent sous les sujets,  envoyer un communiqué de presse (CP) clair et concis de 2 pages maximum;
  • Ne pas oublier pas d’indiquer ses coordonnées ; 
  • Relancer de manière régulière ses journalistes favoris (sans pour autant les harceler) ;
  • Ne pas essayer de joindre une journaliste le mercredi : c’est la journée des enfants ;
  • Ne pas oublier d’envoyer des chocolats quand l’article est sorti !
Cette formation a été complétée par l’acquisition de notions en SEO (c’est-à-dire en référencement naturel pour que notre application et nos articles ressortent dans la jungle de Google), la découverte des meilleurs moments pour diffuser des informations et ceux à éviter (les vacances et les périodes à actualité très dense), l’apprentissage des différentes méthodes de diffusion d’informations en fonction de l’audience… 
Quand on a la tête dans le guidon, autant vous dire qu’un regard extérieur à l’équipe n’est pas de trop pour mettre en place un plan de communication. C’est en cela que se trouve toute la complexité de devoir gérer à la fois la partie exécutive et la partie stratégique de l’entreprise … Grâce aux compétences acquises dans le programme d’OUTJO, nous avons décroché plusieurs articles dans les médias pour le lancement (de quoi générer un peu de bouche à oreilles), mais aussi eu l’opportunité d’organiser une table ronde sur le gaspillage alimentaire au salon international de l’agriculture, et d’avoir un stand pendant 12 jours à la Foire de Paris (nos pieds et nos voix s’en souviennent encore !). Suite à ces événements, nous avons réalisé l’importance d’être présentes “sur le terrain” et avons alors mis en place notre premier atelier anti-gaspi et une dégustation sur plusieurs sites du groupe de restauration collective Compass pour la semaine du développement durable . 

 

L’alliance entre le digital et l’humain

Malgré notre produit digital, nous voulons en effet êtres présentes physiquement à divers événements. La Foire de Paris a été, pour le moment, l’événement le plus enrichissant. Elle nous a permis d’échanger avec plus de 2 000 consommateurs, engendrant des débats constructifs autour du sujet de l’anti-gaspi et de la consommation de produits bio et locaux mais surtout créant un contact et un lien bien plus fort qu’avec une communication 100% digitale. Il nous paraît donc particulièrement important d’aller régulièrement à la rencontre nos utilisateurs (nous n’avons toujours pas trouvé de meilleur mot pour les qualifier … Les Save Eater ? Les Gaspi-boys et Gaspi-girls ?) et d’être présentes en tant qu’acteur dans la lutte contre le gaspillage alimentaire aussi bien sous la forme digitale qu’humaine (eh oui, des humains se cachent derrière les apps !). C’est pourquoi nous lançons dès septembre des ateliers anti-gaspi en partenariat avec la REcyclerie, on vous attend nombreux !

 

BILAN DE L’ANNÉE DE SAVE EAT 

Un an après notre premier jour à Station F, nous avons atteint notre objectif de 5 000 utilisateurs en 4 mois, avons réussi à changer nos casquettes à chaque phase de développement, rencontré des dizaines d’experts pour nous guider sur des sujets spécifiques, avons obtenu l’accord de la BPI pour les 30 000€ de subvention (youpi !) et Save Eat commence à être reconnu en tant qu’acteur dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. 
Tout paraît parfait, mais ce serait mentir que de dire que tout s’est fait “les doigts dans le nez”. Évidemment, il y a des hauts et des bas, mais la force des startups réside bel et bien dans leur capacité d’adaptation. Il faut savoir rebondir face à un échec, pivoter face à un mur, se remettre en question, être à l’écoute des commentaires et des tendances, faire confiance à son associé et à son équipe, et communiquer constamment avec ses collaborateurs pour être sûre d’avancer dans la même direction. 
 

Nous profitons désormais de l’été pour nous ressourcer un peu et vous préparons un beau programme pour la rentrée des classes. La fin de l’année 2018 risque d’être tout aussi mouvementée que son début ! 

A bientôt, 

Dorothée

 

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Découvre Save Eat, l’application qui permet de cuisiner sans gaspiller. 

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